Du sucre et du gras. De l’air vicié et le nez bouché. J’ai tant et si peu de choix d’alcool que je me demande encore pourquoi j’en abuse pas un peu plus encore. Un peu plus de moins de tout. Un peu moins de soleil et de chaleur humaine. Un peu moins de réalité devant mon écran. Et puis, un peu moins de monde pour m’assurer la tranquilité de mon infatiguable paresse honteuse.

Et pour mieux m’en tenir à mon plan, je vais à la rencontre des idées des autres, ceux qui sont tous prémachés pour ma cerveille en bouillie. Ce temps de réjouissance pour mon estomac qui en demande encore plus de cet huile usagée, de ce carton de transport et de cette terre boueuse et sans goût.

Un peu moins d’espoir et de lucidité. Submergé d’ombres de sentiments refoulés, je roule sur moi-même à me rassasser l’inévitable : va falloir souffir un peu mon gars! Je pourrais ouvrir les jambes, battre les bras, faire valser mes poumons, mais il reste encore 80% à télécharger avant de me rendormir d mon douillet inconfort temporaire que je me suis réservé depuis 40 heures.

Bientôt, je construirai des boîtes, j’emballerai mes conséquences personnelles avant de les amener dans le nouveau confus d’abordage. Et de mon ventre rempli d’épaisses pourriture, je me bedonnerai encore quelques temps avant de me substituer une autre règle de vie: calculer à partir de -1cm.