Encore aujourd’hui, le e-commerce est souvent basé sur la transposition du réel au virtuel; on commence avec une porte d’entrée, aucune fenêtre et une sortie qui passe obligatoirement par la caisse enregistreuse. En bout de course, on y retrouve le panier d’achat, le mode de paiement, le nombre de produits, les taxe et la livraison. Tout cela optimisé par toute une équipe de tacticiens compétents qui, par leur années d’expériences, semblent avoir trouvé l’une des solutions les plus efficaces pour mieux vendre.

Mais est-ce vraiment obligatoire de faire miroir sur le Web afin d’être profitable? Il semble que oui car la majorité des sites e-commerce québécois se base sur le même patron. Mais pourquoi?

D’après mes propres interprétations d’études francophone sur le sujet, la raison est très simplement qu’il est plus facile, pour les fournisseurs, de vendre une solution qui peut facilement se comparer aux méthodes d’achats traditionnels. Les entrepreneurs québécois étant encore très frileux dans le e-commerce, c’est de cette façon qu’ils réussissent à conforter les clients dans leur passage vers le monde de l’achat en ligne.

Cette interprétation de ma part s’est confirmée ce matin lorsqu’en prenant un café double choco-crème latté avec un vendeur de solution de transaction en ligne. Je vous relate une partie de la discussion:

- «Tu sais Benoît, un client m’a demandé de mettre en place un outil permettant d’analyser le taux de visiteurs unique par produit. Facile à intégrer, je lui ai fait cela en quelques instants. Argent facile!»
- «Est-ce que cela lui a servi» lui répondais-je.
- «Oui, car il sait maintenant savoir lequel des ses produit est le plus populaire.»
- «Avec ce chiffre, que peut-il faire?» lui demandai-je?
- «Sachant que ce produit est en demande, il peut le mettre en évidence sur sa page d’accueil et donc, l’afficher plus clairement afin d’en vendre un peu plus.»

Après quelques recherches ensemble, nous remarquons que la provenance des acheteurs intéressés à ce produit en particulier proviennent d’un blog qui lui, en avait fait mention dans l’un de ces billets. Jerecommande à mon ami vendeur de proposer à son client d’offrir le produit à ce blogueur qui lui avais rendu au client la vie si facile pour son produit vedette. De plus, c’est une action marketing relativement très profitable.

Il n’a pas voulu le faire car, selon lui, les visites uniques par jour venant de ce blog était moindre que 5% de ses visites uniques du site Web de son client. Pourquoi s’en préoccuper? De plus, l’équipe marketing qui s’occupe de sa publicité en ligne ne se préoccupe aucunement de projets allant en dessous de 20 000$.

Ce façon de voir le e-commerce existe dans un peu tout les grands sites e-commerce québécois que je connais.

Sommes-nous déjà prêt pour le marketing «1and1»? Le marketing viral? La publicité par les communauté d’intérêts?

Selon le CEFRIO:

Fait indéniable : Internet est aujourd’hui devenu un média incontournable pour commercialiser ses produits et services. À preuve, au Québec, les revenus publicitaires sur Internet sont passés d’environ 350 000 $ en 1996 à 124 millions de dollars en 2005 (562 millions $ au Canada). Mais il ne suffit pas de s’annoncer sur le Web pour réaliser des bénéfices, il faut aussi savoir séduire son public. D’où l’importance de mieux le connaître.

Peu d’intérêt…

De prime abord, la publicité en ligne semble susciter peu d’intérêt auprès des Québécois. Ainsi, l’enquête NetPub révèle que 93 % des internautes lui accordent peu attention. Dans les faits, seulement 7 % des adultes disent cliquer sur la publicité Internet. Autre perception : les internautes québécois trouvent la publicité en ligne peu utile et peu informative. Par surcroît, 80 % d’entre eux la jugent plutôt envahissante. Toutefois, l’analyse démontre que cette opinion est surtout basée sur la publicité la plus visible et la plus dérangeante (pornographique, de casinos et fenêtres-pubs d’entrée - pop-up). La publicité discrète et informative est beaucoup mieux perçue. Mais les publicités ne dérangent pas toutes au même degré.

Il semble donc que, pour le e-commerce, il faudras bientôt que les grandes agences de publicités et les fournisseurs québécois de solutions repensent leur approche concernant l’achat en ligne. Le feront-ils avant d’être avalé par la concurrence?